Saïd Bogota jugé pour tentative d’assassinat : sa victime toujours traumatisée

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Ce lundi 13 septembre, le procès de Saïd Bogota et de ses trois complices a commencé à la cour d’assises des mineurs de l’Essonne. L’acteur vu dans « Pattaya » et « Taxi 5 » est actuellement accusé de tentative d’assassinat sur un jeune homme qui était âgé de 17 ans au moment des faits. Un évènement dont la victime est toujours traumatisée. Ambiance !

Le cauchemar a commencé le 14 décembre 2018. C’est aux alentours de midi qu’un jeune homme de 17 ans à l’époque a été enlevé et torturé par trois hommes alors qu’il était dans son lieu de travail dans un garage d’Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne. Trois hommes sont aujourd’hui jugés pour enlèvement, séquestration et tentative d’assassinat dont Saïd Bogota. Un quatrième individu mineur à l’époque est quant à lui jugé pour complicité. Aujourd’hui, il comparaît libre. Du côté de l’acteur de « Taxi 5 » est accusé d’être le commanditaire présumé de cet enlèvement. Selon Le Parisien, il aurait reconnu son implication. Il accuse la victime de lui avoir « volé » son ex girlfriend et voulait simplement savoir s’ils « avaient eu des relations sexuelles ».

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Saïd Bogota jugé pour tentative d’assassinat : sa victime toujours traumatisée

Le Parisien a partagé le récit du cauchemar de la victime âgée de 17 ans à l’époque : « Un prétendu client l’attire au-dehors pour une réparation à effecteur sur son Audi. L’adolescent est forcé de monter dans le véhicule. À l’intérieur, il est frappé et dépouillé de son téléphone ». Afin de justifier son absence à son patron, il a dû passer un coup de téléphone et également annoncer à sa petite amie qu’il la quittait. Il a ensuite été conduit dans la cave d’une résidence de Saint-Chéron dans l’Essonne. C’est là bas qu’il a été frappé à coups de clé à molette, gazé mais également forcer à ingurgiter de l’acide chlorhydrique. L’équipe a pris la fuite après qu’une personne ait été dérangée du bruit. Saïd Bogota aurait eu l’intention de le tuer après l’avoir emmené dans un champ.

De là, Saïd Bogota aurait balancé: « Non, je suis obligé de le tuer (…) Non, on est obligés, on est allés trop loin et il a vu nos visages. Il faut le terminer ». Ce à quoi, l’un des complices aurait répondu: « Non, si on fait ça, on est dans la merde ». Laissé pour mort après un tir de flash ball dans la tête, la victime a été aspergée d’essence sur les jambes avant d’avoir été immolé. Une fois que ses agresseurs se sont enfuis, il a réussi à se relever et trouver du secours chez une dame qui a appelé les pompiers. Trois ans plus tard, il en garde de nombreuses séquelles comme il l’a révélé lors de l’audition: « J’ai été suivi par un psychiatre pendant un an et demi. J’ai passé une semaine avec lui avant de venir ici. Il m’a donné un traitement. Ça fait un peu de bien ».

Le jugement de cette affaire est attendu pour la semaine prochaine. Saïd Bogota pourrait encourir la réclusion criminelle à perpétuité. Il reste présumé innocent jusqu’au verdict final.