Même s'ils étaient les meilleurs amis du monde, les deux hommes n'étaient pas tous les jours en accord. "Chacun a eu envie d'écraser l'autre. Lui quand il va faire ses films d'auteur et que tout le monde dit : 'Wow, quel acteur !' Et moi quand je fais Platane et qu'on dit : 'Wow, quelle série !' Je suis fier d'avoir fait la couverture des Cahiers du cinéma. Quand le numéro est sorti, j'en ai posé dix devant sa gueule et je n'ai rien dit. Une sorte d'humiliation quoi, c'était très plaisant", avoue Eric avec humour.

Les deux humoristes n'ont pas leurs langues dans leurs poches quand il s'agit de descendre leurs camarades: "Ce que je regrette, c'est qu'il ne m'emmène pas plus loin. Ailleurs. C'est aussi le cas pour Gad Elmaleh. Ils ont fait des choses drôles mais ils continuent à prendre leur petit train qui les emmène à la gare suivante. Et ils n'en descendent jamais, ils ne prennent pas le coupe-coupe et ne traversent pas la brousse. Les mecs utilisent tous les outils tous les jours, dans tous les sens pour parler d'eux et faire parler d'eux. Eux en train de se doucher, de parler à leurs potes, de faire du vélo.... Ça n'est que du vent. Mais ils existent. Et aujourd'hui, pour exister, il faut agiter les bras. Ce n'est pas ma culture", déplore-t-ils.
Alors que pensez-vous de la réaction de Eric Judor?